Le Fort de Douaumont

Nous continuons notre balade à Verdun, après avoir visité l’Ossuaire de Douaumont et l’abri des quatre cheminées, la prochaine étape de notre voyage est le Fort de Douaumont, situé à moins de 2 km de notre étape précédente.

Le fort de Douaumont

Ce fort, construit entre 1885 et 1913 dans le but de protéger la frontière française après la perte de l’Alsace et de la Moselle, après la guerre de 1870, fait partie d’un plan de construction de 38 forts tout autour de Verdun.

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Malgré son placement stratégique, il a été perdu très vite dès le début de la bataille de Verdun, dans les 4 jours pour être précis. L’armée allemande l’occupa 8 mois pendant lesquels d’âpres batailles ont eu lieu. Il devient le point central de la défense allemande.

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Il connut plusieurs tragédies au sein de ses couloirs dont une explosion, le 8 mai 1916, d’un dépôt de grenades et d’un dépôt de lance-flammes due à une erreur humaine pendant l’occupation allemande, et coûta entre 800 et 900 vies. On peut trouver les traces de cette explosion partout sur les murs et plafonds du sous-sol lors de la visite. Vue l’importance des pertes, il a été décidé de placer les corps, 679 en tout, dans deux casemates qu’on a fait emmurer. Maintenant, c’est un lieu de recueillement important.

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Nous voyons encore l’impact de l’enfer vécu ici avec les milliers d’obus tombés au dessus du Fort

Autre tragédie, 2 mois après la reprise du fort par les français, un obus allemand tomba sur une casemate le 14 décembre 1916. L’obus tua les 21 occupants, seuls quatorze corps ont pu être sortis, les sept autres, ensevelis, ont été laissés dans la casemate qui a été emmurée là aussi. On peut voir la trace de cet événement pendant la visite, devant l’entrée, vous trouverez une plaque commémorative avec les noms des sept soldats.

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Au dessus du fort, nous trouverons des tourelles de tirs et des observatoires éparpillés un peu partout. Parmi ceci, des tourelles pour canon 75 et une tourelle 155 appelée la tourelle Galopin.

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Tourelle pour canon 75

Cette dernière avait un ingénieux système de cabestans, de contrepoids et de balanciers. Très intéressant et impressionnant à voir de l’intérieur lors de la visite. Le canon permettait d’envoyer des obus de 43 kg pour une distance de 7,2 km.

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La tourelle Galopin
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Un des nombreux observatoires du Fort

La reprise du fort par les français eut lieu le 24 octobre 1916.

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A l’entrée des visites du fort, trois plaques commémoratives ont été installées pour garder le souvenir et rendre hommage aux régiments et bataillons ayant participé à cette libération :

« Le 24 octobre 1916, alors que le R.I.C.M. prenait pied sur le Fort de Douaumont, le 321ème R.I à sa droite, atteignait la face est de l’ouvrage et le 4ème régiment mixte de zouaves et tirailleurs, à sa gauche, pénétrait dans le fossé ouest. Ces trois régiments, ensemble à la peine, partagent maintenant l’honneur de voir inscrit sur leurs drapeaux le nom glorieux : VERDUN-DOUAUMONT. »

« Le 24 octobre 1916, le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc renforcé du 43ème Bataillon Sénégalais et de deux compagnies de Somalis a enlevé, d’un admirable élan, les premières tranchées allemandes, a progressé ensuite sous l’énergique commandement du lieutenant colonel Régnier, brisant les résistances successives de l’ennemi sur une profondeur de deux kilomètres – a inscrit une page glorieuse à son histoire en s’emparant dans un assaut irrésistible du Fort de Douaumont et en conservant sa conquête malgré les contre-attaques répétées de l’ennemi. »

« Le 24 octobre 1916, la 38ème division d’infanterie a eu la gloire et le mérite de reprendre à l’ennemi le Fort de Douaumont. Le RICM, le 4ème régiment mixte de zouaves et tirailleurs, le 4ème régiment de zouaves, le 8ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 32ème régiment d’artillerie de campagne formant la 38ème DI. Les 133ème et 74ème DI ont glorieusement participé aux combats, notamment les 11èmeet 321ème régiment d’infanterie.

Les tranchées

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Après la visite du fort, nous sommes partis nous perdre aux alentours et sommes tombés sur un des nombreux boyaux servant à relier les différents points stratégiques lors de cette Première Guerre Mondiale. Et ils sont toujours présent ! Même si la nature continue à reprendre sa place.

Creusée dans le sol, cette tranchée reliait le fort de Douaumont au village de Douaumont. Un village comprenant une cinquantaine de maisons complètement détruit de nos jours, impossible à reconstruire du fait des dégâts occasionnés.

Je vous parlerai prochainement d’un des villages complètement détruit pendant la guerre et je vous expliquerai ce qui a été fait pour garder une trace, un souvenir de l’existence de ces villages.

 

 

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