Introduction aux Rocheuses canadiennes

Cela faisait des années que je l’attendais, des années que j’en rêvais, nous atteignions enfin les Rocheuses. Ce massif montagneux qui parcourt le Canada et les Etats-Unis du nord au sud possède, pour moi, les plus beaux paysages au monde.

Nous venions d’arriver à Banff après une longue route depuis Calgary où nous avions eu une forte pluie tout le long du trajet et nous avions eu peur d’arriver sous la pluie au National Park.

Mais il n’y avait rien eu de tout cela, la pluie était partie. La montagne, la forêt, les rivières, et même peut-être les ours, nous attendaient.

Pour ceux qui auraient lu les précédents articles et nos débuts au Canada, vous vous rappelez sûrement des Badlands et de ses paysages arides mais aussi de Calgary, la troisième ville la plus peuplée du pays. Ici, le changement de paysage est total.

Le paysage aride laisse place à une forêt luxuriante, à des montagnes enneigées et à une rivière bien froide tout droit arrivant des glaciers en amont.

Nos cinq sens étaient en éveil ! Tout est sujet à la contemplation, pourtant, nous avons l’habitude de la montagne en France, mais ici, tout est différent, je ne saurai l’expliquer.

Nous ne voulions pas faire une grosse randonnée pour la première journée car nous avions des courses à faire et il fallait nous installer dans notre hébergement qui sera notre base pour une dizaine de jours.

Si vous êtes comme nous, je vous conseille de faire de la sorte pour bien préparer la suite de la visite du Banff National Park, car si vous voulez profiter du Lac Louise et du Lac Moraine, il faut se réveiller très tôt, vous le verrez lors de mon prochain article.

Pour vous situez où nous sommes exactement, nous étions arrivés au Banff National Park, toujours en Alberta. Celui-ci est éloigné de 120km de Calgary et a été créé en 1885, ce qui fait de lui le plus ancien parc national du Canada. Débutant avec une vingtaine de kilomètres carrés, à présent il en fait plus de 6600 km2.

Comme tout parc national, il a pour vocation de protéger son territoire, sa faune et sa flore très diversifiées malgré le fort afflux de touristes qui sont de plus en plus nombreux chaque année.

Grâce à sa protection, la région est un vrai havre de paix pour les animaux.

Pour la petite anecdote, Parcs Canada, l’organisme gouvernemental gestionnaire des parcs nationaux canadiens a même mis en place un numéro pour dénoncer quiconque utiliserait son drone sans autorisation au sein du parc.

Pour rentrer dans le parc, rien de plus simple, il suffit de s’affranchir d’un laisser-passer au point d’entrée. Le paiement se fait comme un simple péage directement depuis la voiture, ou bien vous pouvez acheter votre ticket et l’imprimer depuis ce site.

Les prix varient selon votre âge et le nombre d’adultes, il faut compter 10,50$/jour/personne pour les 18-64 ans, 9$/jour/personne pour les plus de 65 ans et gratuit pour les moins de 17 ans.

Si vous avez l’intention de rester plus de 7 jours ou visiter plusieurs autres parcs nationaux au Canada dans l’année, je vous conseille d’acheter directement le Discovery Pass à 72,25$ si vous êtes seuls ou bien à 145,25$ si vous êtes plus de 2, le prix sera amorti en sept jours. Il vous donnera accès à tous les parcs nationaux pour une durée d’un an. Il suffira juste d’afficher le pass sur la planche de bord de votre voiture.

Revenons à notre petite randonnée, pour l’après-midi, nous avions fait le Hoodoos trail de Surprise Corner près de Banff à Tunnel Moutain. D’ici, vous pouvez rejoindre la Bow River et suivre le sentier sur 7,7km aller-retour.

Il s’agit d’un sentier très facile d’accès avec peu de dénivelé où il est agréable de se promener et profiter de la tranquillité qui règne ici. Je le dis souvent, mais une fois de plus, nous sommes complètement seuls, mais ceci ne sera pas le cas pour les prochaines randonnées qui nous attendaient.

Tunnel Mountain, que nous longions, tient son origine du projet du Chemin de fer Canadian Pacific de vouloir créer en 1880 un tunnel qui traverserait la montagne. Le projet fut abandonné mais le nom est resté.

Depuis le belvédère des Hoodoos, au bout de la randonnée, vous pouvez apercevoir les cheminées de fées, ces colonnes de matériaux glaciaires qui résistent au vent et à l’érosion.

Mais d’ici, vous pouvez également voir d’un peu plus haut la jolie couleur de la Bow River qui est surplombée par le Mont Rundle à 2948 mètres d’altitude.

Finalement, le mauvais temps ne nous avait pas oublié, il était temps de rebrousser chemin et de nous installer dans notre nouveau logement.

Le chemin retour reste le même et vous mènera vers le point de départ.

Mais restez vigilants, les ours, qui ont peur de l’homme, peuvent vous attaquer si ils sont surpris, n’hésitez pas à faire du bruit, à parler normalement pour ne pas les surprendre. Faites attention également aux wapitis ou aux orignaux, ne vous approchez pas d’eux et surtout ne vous mettez jamais entre la mère et son petit, vous pouvez vous faire charger par le mâle.

Le soleil se couche, nous retrouvions notre voiture au parking de Surprise Corner. Si vous passez par là, n’hésitez pas à aller au point de vue sur le Fairmont Banff Springs Hotel. Construit en 1887 par la Canadian Pacific Railway pour offrir un hôtel à ses passagers se dirigeant vers l’Ouest. Il a été le premier grand complexe hôtelier du monde et il est toujours en activité. Il a la particularité d’être construit près d’une source d’eau chaude sortant à 39°C de la terre.

Ces sources géothermales, qui sont nombreuses dans la région, ont été la principale raison de la création d’un Parc National protégé dans l’intérêt de conservation et pour contrôler le développement économique de la zone.

Je vous avais parlé d’hébergement au début de l’article. Il existe différentes stratégies, soit vous prenez un hébergement au sein du parc national mais les prix peuvent se montrer très vite élevés mais vous êtes sur place, soit vous vous hébergez en dehors où les prix peuvent descendre selon l’éloignement mais il faut faire de la route chaque jour, il faut comptez entre 1 à 2h rien que pour l’aller, tellement le parc est vaste. A vous de trouver ce qui vous convient le mieux. Pour nous, nous avions choisi d’être en dehors, dans une petite bourgade appelée Dead Man’s Flats, peu après Canmore, la route ne nous dérangeait pas, et même au contraire, on appréciait rouler au milieu de ces montagnes majestueuses.

A très vite pour un prochain article où je vous mènerai vers l’une des plus belles randonnées que nous avions fait du séjour : Le lac Louise et l’ascension du Big Beehive.

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